Noctuelles, 2026
Pièce pour magnétophone, flûtes et pédale d'effet Performance sonore : 10 ’ 50 "
Installation sonore avec Revox A77, flûte, flûte basse, pédale d'effet, table de mixage, 2 micros



Cette pièce sur le thème des insectes repose sur la place de la collaboration entre interprète et entité non-humaine au sein d’une composition musicale et artistique. Cette problématique englobe également la question du phénomène de voix électroniques – communication avec l’au-delà via un appareil électronique –, et repousse ainsi les frontières de la création musicale en proposant une approche multidimensionnelle. Cette question me permet de développer mes recherches autour de l’exploitation simultanée du magnétophone et de l’interprétation Live, ou sur l’idée de faire dialoguer des éléments en direct avec des éléments préenregistrés. Avec ce projet, j’ai voulu imaginer une collaboration entre une entité vivant au travers d’une bande magnétique, et une entité bien réelle et présente sur scène, que j’incarne avec ma flûte traversière. Dans la bande magnétique, des insectes ainsi que quelques mélodies à la flûte sont comme enfermés dans le magnétophone, devenant alors une présence, une sorte de mirage. Sur scène, des flûtes, dont le timbre est modifié à l’aide d’une pédale d’effet, cohabitent avec le magnétophone pour ne devenir qu’une seule et même voix. Un processus de dégradation a été élaboré en amont sur la bande magnétique, afin d’atteindre un son encore plus organique. Aucune des deux parties ne représente une forme d’accompagnement : le but est de les placer au même niveau et de les faire se rencontrer.