L'univers sonore de Laura Richard est composé d'atmosphères empreintes de mystère et d'ambiances sonores éthérées proches de la musique concrète, électroacoustique et électronique. Elle axe son travail autour de la détérioration des sons à travers une approche expérimentale, utilisant autant des sources sonores analogiques qu'électroniques pour ses créations sonores. Si ses compositions étaient au départ destinées à accompagner des réalisations visuelles, Laura tend désormais à composer des pièces se suffisant à elles-mêmes.
Très intéressée par la composition de musique de films, elle a également pu s'essayer à cette pratique et compte développer ses compétences dans ce domaine.
Rengaine des jours de pluie, 2026
Pièce pour accordéon et électronique. Ce morceau aux airs nostalgiques et mélancoliques mélange le son de l'accordéon à celui de différents modes de réverbération. Si tous les effets ont été décidés à l'avance, les premières minutes de la pièce sont le fruit d'une improvisation générée grâce à un looper, et par l'inventivité de l'interprète (Marion Clot).
Noctuelles, 2026
Pièce pour magnétophone, flûte traversière, flûte basse et pédale d'effet. Cette pièce sur le thème des insectes repose sur la place de la collaboration entre interprète et entité non-humaine au sein d’une composition musicale. Cette problématique englobe également la question du phénomène de voix électroniques – communication avec l’au-delà via un appareil électronique, en faisant apparaître des voix fantômes à certains moments de l'enregistrement.










