The Way ahead feels lonely, 2021
Composition sonore : 7 ’
Installation avec gramophone, carton et vinyle
Carnet de bord



The Way ahead feels lonely, dont le titre fait directement référence au projet musical The Caretaker de James Leyland Kirby, est un projet proposant une approche sonore de l’altération des souvenirs et de la mémoire. Les titres des deux faces sont également des emprunts à des morceaux de l'album Everywhere at the end of time du même artiste.
Diverses expérimentations ont été effectuées sur des vinyles tests afin d'en étudier la dégradation sonore : utilisation de scotch ou film plastique pour étouffer les sons lors de la lecture, utilisation de différentes aiguilles (épines de rosiers, papier aluminium, aiguilles à coudre...), dégradation directe sur les vinyles : cutter, papier de verre, eau bouillante pour déformer le support... Les résultats de ces expérimentations ont mené Laura à imaginer une création personnelle composée d’interférences, de bourdonnements et bruits blancs, et de comptines de son enfance. Ces sons ont ensuite été assemblés sur un logiciel avec des ajouts d'effets dans le but de les rendre de plus en plus confus et déformés. Le résultat a ensuite été gravé sur un 78 tours souple dans le but d'être détérioré davantage dans un dernier processus de mise en abyme lors d’une performance publique avec un gramophone. Lors de sa lecture, le disque est fortement endommagé, la tête de lecture d'un gramophone étant bien trop lourde pour lire un vinyle souple. Sa lecture se fait jusqu’à sa destruction totale. Les résultats obtenus sont notés au fil des écoutes dans un carnet de bord pendant la performance, servant de traces.
La performance n’est pas archivée, elle n’est qu'un souvenir pour les gens
qui étaient présents.

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